vendredi 29 avril 2016

Cours de la bourse à Figeac

Le mois dernier, je suis allé faire 3 rencontres dans des classes de CE2, CM1, CM2 à Figeac.
A l'initiative de l'association Lire à Figeac.
C'était bien, c'était chouette.
Et je me suis mis à expliquer aux enfants comment fonctionnait l'industrie du livre.
Bon. Il manque beaucoup de chaînons mais c'était un résumé, hein?



et puis j'ai aussi eu droit à un portrait chinois et moi je leur ai laissé quelques conseils de lecture....


 

samedi 23 janvier 2016

S.O.S.

Dans le cadre de sa mission, la lutte contre les discriminations et les agressions homophobes, l'association SOS Homophobie organise des IMS (intervention en milieu scolaire).

Depuis maintenant presque deux ans existe une délégation régionale en Limousin, dont je fais partie.
Nous avons commencé nos premières IMS en novembre 2015.
Et, la semaine dernière, une équipe de France3 limousin en a suivi une...

mardi 2 juin 2015

ID

Et voilà.
Le Chantier, c'est passé.
C'était bien.

C'est l'heure des mercis et des bravos : Arnaud, Kévin, Paul, Marine, Roseline, Aurore, Boris, Eléonore, Anaïs, Claire, Guillaume, Adèle, Mélina, Lise, Enora, Emeline, Sara, Thomas, Fatou, Diane et Isabelle, Florine, Laure-Anne et Jeff.


Voilà.

Le spectacle, c'était Faute d'identité, que j'ai écrit pour eux.

Vers la fin, y'avait ça :

-->
Alix brun masqué en Alix
Ta tête me dit quelque chose

Alix masqué en Alix brun
Comment tu peux savoir

Alix brun masqué en Alix
Non mais, derrière. Tes yeux.


© Cécile Dureux

mardi 26 mai 2015

Archive palmée

J'ai dégotté ça sur le net...

Il faut cliquer LA. C'était lors de la dernière de L’œil de l'ornithorynque en janvier 2012.

Peut-être, bientôt, une nouvelle date en 2016... ^^



jeudi 7 mai 2015

spoil

Faute d'identité, ça commence comme ça :



Alix
Je suis tombé
A l’intérieur de ma peau
Je suis dedans
A l’intérieur
Brume et brouillard
J’ai les yeux collés
C’est mon rêve ?
Je pleure et rien ne s’éclaircit
Je pleure et tout s’obscurcit
Ma peau n’est pas ma peau
Mes os sont en plastique
Mon cerveau en Lego
Mes ongles du sable
Mes cheveux du vent
Je n’existe pas
Je n’existe pas



C'est quoi, au fait, Faute d'identité ??



Samedi 16 et dimanche 17 mai, au Fracas-CDN de Montluçon, c'est Le Chantier

L'occasion pour les ateliers-théâtre des deux lycées de Montluçon de présenter leur travail de l'année.
Comme la saison dernière, deux auteurs vivants (c'est plus pratique que morts) ont écrit une pièce pour les lycéens.

• samedi 16 mai :

- 18h30 : "Faute d'identité" / lycée Paul-Constans
texte Thomas Gornet / comédienne intervenante Isabelle Monier-Esquis


- 20h : "The Lulu Projekt" / lycée Madame-de-Staël
texte Magali Mougel / comédien intervenant Christophe Noël




• dimanche 17 mai :


- 11h : "The Lulu Projekt" / lycée Madame-de-Staël
texte Magali Mougel / comédien intervenant Christophe Noël


- 14h : "Faute d'identité" / lycée Paul-Constans
texte Thomas Gornet / comédienne intervenante Isabelle Monier-Esquis


C'est gratuit mais il faut réserver!
04 70 03 86 18


mardi 7 avril 2015

chinois

Sur le blog du Fracas-CDN de Montluçon/Région Auvergne, j'ai répondu à un portrait chinois.

Ca donne ça :

Si tu étais une œuvre d’art ? Une crotte en plastique sur l’urinoir de Marcel Duchamp

Si tu étais un film ? Les grands ducs, de Patrice Leconte

Si tu étais une musique ? Écrire pour ne pas mourir, de Anne Sylvestre

Si tu étais une pièce ? Une pièce sans parole qui n’a pas encore été écrite

Si tu étais un personnage de théâtre ? Godot

Si tu étais un accessoire ? Une paire de fausses lunettes de vue

Si tu étais un costume ? Une paire de chaussettes en coton

Si tu étais un lieu du théâtre ? Le bureau du/de la comptable

Si tu étais une petite souris, dans le théâtre ? Je mangerais les miettes laissées par les spectateurs au bar et j’irais laisser mes crottes sous les fauteuils pour me venger d’être une souris

lundi 6 avril 2015

petit poulet







Lettre ouverte à L'amour me fuit



Lundi 6 avril 2015

Mon cher livre,

je viens d'apprendre que tu allais mourir dans trois semaines.
Je ne sais pas si tu es au courant mais j'espère que tu l'apprendras par cette lettre et pas par un de tes copains de stock.

Ce n'était pas dit dans la lettre, mais je sais que tu vas aller "au pilon".

Je ne sais pas toi, mais ce mot m'a toujours fait penser à un restaurant de poulet. J'imaginais donc que les livres qui partaient dans cet endroit obscur se transformaient en junk-food bien grasse.
Même si je sais bien que non. Tu vas partir mourir sous des presses parce que tu prends trop de place. Personne ne veut de toi, tu comprends?

Tu sais, c'est assez fou parce qu'il y a à peine une semaine, le jour même où on me rédigeait cette lettre, j'étais en rencontre avec des enfants (cf post précédent).
Ils me demandaient quel était mon "livre préféré de moi".
Même si je les aime tous, je t'ai cité, bien sûr.
Et j'ai dit que pratiquement personne ne t'avait acheté.
"Pourquoi?", ils m'ont demandé.
Ben.

Parce que tu n'es pas aimable?
Parce que tu es raté?
Ta couverture ne plaît pas?
Ton titre fait fuir?
On préfère rire que pleurer?
Tu es arrivé après un deuxième qui, lui, a quitté le stock plus d'une fois?
On ne t'a pas mis en tête de gondole pendant plusieurs mois dans quelques libraires comme ça a été le cas pour le deuxième également?

C'est comme ça.
Tu sais, il ne faut en vouloir à personne.
Il ne faut pas en vouloir à l'éditrice, grâce à qui tu as existé.
Il faut même ici la remercier encore une fois.
Merci Geneviève, d'y avoir cru.
Il ne faut pas en vouloir à la maison d'édition, elle t'a bien défendu.
Il faut remercier les libraires, et les quelques lecteurs qui t'ont accueilli chez eux.
Il faut aussi remercier ceux qui ont écrit sur toi. Comme cette personne.

5 ans et demi, c'est assez jeune pour disparaître. Je te l'accorde.
Mais c'est déjà pas si mal.
Imagine que j'ai créé des spectacles de théâtre qui n'ont vécu qu'à peine deux ans. Et encore, pendant ces deux ans, ils ont été moins vus que tu n'as été lu.

Ne pleure pas, mon cher livre.
Tu es dans ma tête pour toujours.

Je t'embrasse.
Thomas

PS : froisse tes pages avant de partir, ça t'endormira et tu ne sentiras rien.

**thomas

**thomas